
Max
À l’instar du long-métrage « Mary et Max », les âmes solitaires font le succès du cinéma. Mais de ce sombre fond de banalité se détache une sensiblerie touchante. L’animation atteint avec le film Mary et Max, un degré d’humanisme fort avec l’histoire d’amitié d’un vieillard obèse et malade et d’une petite fille boulotte. Baptisé tout simplement « Mary et Max », ce bijou en pâte à modeler peut être considéré comme le chef-d'œuvre d’Adam Elliot. Découvrons comment ce réalisateur à fait d’un simple récit épistolaire, une envolée lyrique .
Des vies profondément ancrées dans la routine, jaillissent parfois les meilleurs attraits de l’homme. Mary est une petite fille australienne de 8 ans, qui désire plus que tout, avoir un ami. Mais voilà , une idée vient à Mary et elle décide d’écrire à Max, un quadragénaire new-yorkais atteint de la maladie d’Asperger. Cette histoire banale tient d’écrin à la splendeur que vous allez découvrir dans « Mary et Max ». Car de là , le réalisateur forge l’une des plus belles histoires d’amitié du 7e art. Adam Elliot a choisi de s’inspirer d’une histoire vraie pour son premier long-métrage au cinéma, « Mary et Max ». Si certains qualifient de naïf, ce film d’animation, il n’en est pas moins beau. Entre rires et pleurs, le cinéaste permet à Mary et Max de triompher de l’affliction. Il mise avec raison (ou peut-être est-ce un choix du cœur ?) sur ce récit épistolaire contrastant avec brio, l’univers dans lequel Mary et Max vivent. Mais sous ces airs de grands naïfs se cachent pourtant une lucidité que leur affliction, leur écart de la société les permettent de mieux en parler. Alors, les personnages de Mary et Max démontrés comme des marginaux, ont un côté plus humanisant que la mère qui fonctionne au cherry au foyer.
Ce film d’animation en pâte à modeler donne l’impression de voir l’univers des maisons à poupées. Et pourtant, « Mary et Max » offre une grande fenêtre sur le sentiment de la solitude, mais aussi de l’amitié. On aura beau regarder « Mary et Max » sous toutes les coutures, l’humanisme est toujours présent, que la vie soit en blanc ou noir pour eux. Que ce soit du côté de la vie de Max à New York, ou de Mary en Australie, les faiblesses humaines sont des thèmes clés. Avoir une mère qui boit, un père qui ne trouve du réconfort qu’en empaillant des animaux, la vie est faite ainsi. Le réalisateur ne raconte pas un conte de fées avec « Mary et Max ». C’est un récit épistolaire pailleté de drôleries, de larmes, mais aussi de noirceur. Adam Elliot raconte avec « Mary et Max », sa propre histoire, qui s’échelonne sur 20 années avec un ami new-yorkais (Max). Toutefois, ce qui est fort appréciable dans « Mary et Max », c’est la justesse du ton. Rien n’est excessif. Certains dialogues existentiels et ou sociologiques peuvent bien surgir des malheurs de « Mary et Max », mais tout est fait avec un détachement, pas moins dénudé de sensibilité.

Mary
Il n’y a pas de critique négative à faire au sujet d’un film d’animation en pâte à modeler qui prône en toute sincérité, le thème de l’amitié. « Mary et Max » vous attendent au cinéma.
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