
Kerity, la maison des contes
Dernièrement, on a eu droit à de très beaux films d’animation de la part des studios. Après « La Princesse et la Grenouillle », voici à présent « Kérity, la maison des contes ». Sorti au cinéma cette semaine, le film réunit dans un seul univers haut en couleur, les plus beaux récits des contes populaires. Cendrillon, Alice ou encore la Fée Carabosse resurgissent des étagères poussiéreuses pour redonner à travers « Kérity, la maison des contes », le goût de la lecture. Mais ce film revient surtout pour perpétuer la tradition orale.
Tous les personnages que vous avez chéris durant votre enfance, de Blanche-Neige à Pinocchio en passant par Alice et Cendrillon, sont sur le point de disparaitre à jamais des livres. « Kerity, la maison des contes » raconte au cinéma l’histoire de Nathanaël, sept ans, qui a hérité de la fabuleuse bibliothèque de sa tante. Quand les personnages des histoires viennent solliciter son aide, il devra apprendre à lire pour prononcer une formule magique et ainsi sauver tout ce petit monde. « Kerity, la maison des contes » comme les histoires de notre enfance n’est pas dénués de péripéties multiples. Entre son rapetissement par la méchante fée Carabosse et les batailles avec l’Ogre, mangeur d’enfants, Nathanaël pourra-t-il sauver ses nouveaux amis ? Ces derniers représentent dans le film d’animation tout simplement ce dont a besoin un enfant. Tout commence par l’amitié et une bonne dose de fantastique dans son quotidien. Comme la tante qui lisait tous les jours un conte à son neveu, il est important de saisir l’enjeu de ce « Kerity, la maison des contes », c’est l’importance de la tradition orale.
Avec les voix de Jeanne Moreau, Denis Podalydès et Pierre Richard, « Kerity, la maison des contes » nous transporte dans un univers proche du kakemono, pour ceux qui s’y connaissent. Mélangeant les allures du style de peinture des Japonais, on a pourtant bien affaire à un film d’animation français de Dominique Monféry. Les personnages sont sublimes, bien que leurs visages tout rondelets soient peu expressifs. Ils transmettent tout de fois des émotions fabuleuses rien qu’en agissant avec sensiblerie. L’innocence du petit Nathanaël transparait dans chacune de ses actions et il se rajoute même au poétisme de « Kerity, la maison des contes ». Il reste en accord avec l’illustration qu’a faite Rebecca Dautremer pour ce film. De la gouache au film d’animation, le résultat est tout simplement fantastique et en même temps empli d’un réalisme touchant. Petits comme grands voudront savourer un instant de pur bonheur avec les livres après ce récit fabuleux qu’est « Kerity, la maison des contes ».

Kerity, la maison des contes
Simple et merveilleux, ce long-métrage sera initiatique pour ceux qui n’aiment pas vraiment la lecture, du moins, il vous donnera envie de prendre un petit bouquin quelque part sur vos étagères. « Kerity, la maison des contes » est presque parfait dans son ensemble, car sans être un chef d’œuvre en 3D sorti des studios Pixar, il a pour but de redonner un sens à la tradition orale des contes. Et c’est pour vous tous l’occasion de le perpétuer à l’approche de Noël.
keriti, maisons, conte, films |